La Pestilus Bouillonea
November 15th, 2011Ange des jardins terrifiants
Reine des corolles les plus monarchiques
La Pestilus gouverne de son rouge saignant
Percant l’ombre d’un rayon toxique
Cruellement préservée par nombre de créatures
Elle ne se laisse prendre qu’une fois tout les ans
Si toutefois vous possédez une redoutable armure
Vous parviendrai à l’arracher de ses gardes repoussants
Que faire avec cette flamboyante découverte ?
Si ce n’est que pour l’admirer jusqu’à ce qu’elle soit une perte
Glissez-la doucement dans l’eau d’un chaudron bien lavé
Et d’un bruit gazeux elle vous la fera bouillonner
La Pestilus est plus rare que le feu
Mais pour mon expérience inhabituelle
Ses propriétés bouillonantes feront à merveille
Même si elle réveille mes voisins de la forêt d’un son hideux
Le Marcheur de Pélatine
November 14th, 2011Je me réveille d’une nuit mouvementée et surchargée de réflexions sur le sujet de ce monstre gris.
J’appelle un vieil ami expert en créatures géantes* et je lui demande de venir faire une petite enquête à ce sujet. Une fois arrivé, il me dit que cette créature est un Marcheur de Pélatine. C’est une race qui existe seulement dans la région du mont Pélatine et c’est bien normal qu’il ai été curieux à ce point. Ils sont attiré par l’odeur de la Pestilus Bouillonea. Elle propage une forte odeur de sardine qui se mêle à celle d’un oeuf pourris remplis de larves visqueuses et les Marcheurs adorent cette odeur endiablée. C’est pourquoi il la suivi jusqu’à chez moi. Ils sont inoffensifs et seulement obsédé par cette fleur. Il me conseil donc d’enfermer la fleur dans un bocal et de ne jamais laisser l’odeur se répendre.
Une fois Normien parti, je me remet à mes activités et je fini un plan pour un nouvel objet que je vous présenterai bientôt!
*Normien Deslartes, un chercheur sur les créatures géantes et co-auteur du guide des créatures gigantesques, devint un ami proche lorsque je l’aida à concevoir une machine juchée sur une haute branche d’un arbre énorme. On pouvait s’asseoir et se diriger au dessus des créatures se promenant tout près et recueillir des échantillons de celle-ci, comme des cheveux ou de écailles de peau morte par exemple.
Le Mont Pélatine
November 12th, 2011Un sommet qui fait reculer votre motivation en traçant ses chemins de plus en plus longs.
Une montagne gardant des richesses impossibles utilisant bêtes démoniaques dont vous êtes la cible.
Une destination innateignable sauf pour rêveurs voulant atteindre l’inconcevable.
Des nuits mystérieuses dont vous êtes prisonnier jusqu’au couché d’une lune mieleuse.
Tel est le Mont Pélatine, maître de monstres aux dents platine, chef des tribus de feuillus chantonnant de longues comptines, commandant d’ordres de gobelins aux allures de gélatine et garde de joyaux attirant nombre de fouines!
Arrivée à La grotte
November 12th, 2011Après une journée de marche intense, tant pour mes muscles que pour mon impatience fulgurante, j’arrive enfin devant le repère et sent mon coeur se nouer fortement.
Un énorme bête grisâtre à la peau de cuir garde l’entrée de mon repère. Ses petits yeux noirs sans émotions regardent partout en même temps et sa bouche innondée d’écume jaune émet des sons de ventilation défectueuse se frayant un chemin aux travers de ses longues et fines dents accérées. Je suis figé et mon corps engourdis commence à suer lentement. J’ai le vertige en regardant le gigantesque monstre cuirassé se tourner vers moi. Il m’aperçoit et je déchiffre une forme d’interrogation dans son visage trapu avant qu’il se dirige plus rapidement vers moi. Je dois réagir vite avant qu’il m’atteigne. Je me tourne et active mes jambes plus vite qu’elle ne me répondent en courant de toute mes forces vers la trappe à l’arrière du repère qui mène à un passage vers La grotte. J’ai tout juste le temps d’ouvrir et de fermer la trappe avant que la bête piétine le sol au dessus de ma tête.
Je n’y voit rien dans ce trou et je dois me diriger vers le tunnel qui mène à La grotte. J’allume une allumette que je sors de mes poche et avance vers le tunnel en entendant les pas lourds de cette bête qui s’est sûrement perdue, ou pire encore, placée là par pure volonté.
J’arrive à La grotte, et je viens de m’aperçevoir que la chauve-souris ne me suit plus. Il fait froid, je sent mon coeur pomper et je suis encore sous l’effet de panique. Je veux savoir quelle est cette créature et j’empoigne rapidement le livre intitulé ‘Le guide des créatures gigantesques’. Selon sa forme phyisique, sa couleur et ses traits de visage, il viendrait des montagnes où je me suis aventuré ces dernier jours. Mais que fait-il là à vouloir ma peau?
Je dépose tout mon matériel, enferme les ingrédients dans des pots de vitre hermétiques et me couche dans mon hamac douillet. En réfléchissant à cette situation, je m’endors.
Terrains inconnus (Partie 6)
November 10th, 2011J’y suis bientôt. Après une nuit fraîche à dormir sous les étoiles et à observer les gestes minutieux de cette petite chauve-souris qui m’a suivit, je dévale le mont à grandes enjambées, excité de me mettre à l’ouvrage. Je vois ma petite cabane à travers les sommets de hauts conifères. J’ai bien aimé mon aventure, mais j’ai hâte de me retrouver dans mes recettes, mes plans d’inventions, et mes chaudrons.
Cette fois-ci la petite chauve-souris suit mes pas et je lui donne des restants d’antenne à grignoter. Peut-être pourrais-je lui faire un petit coin dans La grotte.
Je ne pense à rien d’autre que de me retrouver seul chez moi avec mes projets. Après une telle escapade, l’inspiration est au niveau et mon estomac gargouille de nouvelles idées. Une cascade d’eau glacée me suit à ma droite et se percute sur des rocher. J’accélère drôlement en pensant à tout ce qu’il reste à accomplir et je manques quelques chances de glisser et de trébucher dans l’eau qui course avec moi. Je souris. Mes jambes fourmillent d’impatience.
Je vous écris quand je suis arrivé!
Terrains inconnnus (Partie 5)
November 9th, 2011J’ai marché toute la journée en observant attentivement chaques coins de cette forêt immense. Je descend le mont brumeux accompagné de sons de chutes d’eau glaciales et de froissement de feuilles sous mes pas. Mes narines vaporisent une fumée humide lorsque je respire mais je me sent au chaud dans mon manteau de laine de bison roux du maine.
J’aime respirer l’air d’une forêt inhabitée. Les odeurs subtiles de l’écorce et de la sève des arbres rafraichissent nos poumons. Le vent filtré par les branches émet un son fantômatique qui nous rapelle que la nature qui nous surveille. La lune, plus timide que le soleil, nous montre sa bonne volonté en éclairant ce qu’elle peut. On se sent seul, mais nous ne le sommes pas. Nous découvront un autre monde que le nôtre, un monde pur qui nous détache de la vie comptée en temps.
Terrains inconnus (Partie 4)
November 8th, 2011Après deux jours de marche et de camping improvisé, installé sur des roches pointues, des troncs rugueux et de la terre trempée, je parviens bientôt à mon objectif.
J’ai recueillis la fleur qu’il me fallait pour la recette mais sans grande facilité. Une grande bestiole gluante avec des milliers de pattes la protégeait. Elle avait la moitié de ma hauteur et fesait vibrer deux paires d’ailes visqueuses plus grandes que son corps rond et rouge sang. Sa tactique bien étrange était de danser sans arrêt au son rythmé de ses pattes qui se cognaient entre elles. Déconcentré par cette danse, mon attention fût déjouée et elle me fit trébucher facilement avec ses longues antennes maigres et discrètes. J’eue alors l’idée de danser, moi aussi, sans arrêt. Alors que ma performance ( ce n’est par pour me vanter mes j’excèle en danse insecte ) était à son apogée, je profita de l’ocassion pour l’écrabouiller sous le poids de mes bottes pleines de terre. Un craquement vif ainsi qu’un bon galon de substance gélatineuse m’explosa au visage.
Après cette bataille très festive, je m’approvisionna de cette substance que j’utiliserai pour la prochaine potion et cueilllis la Pestilus Bouillonea : fleur essentielle à mon expérience.
Je suis maintenant au sommet du mont et je m’apprête à dormir en mangeant les succulentes antennes de cet insecte dansant. Elles ont une saveur sucrée de pommette braisée ainsi qu’un arôme subtile de caramel brûlé. Je ne pensais pas avoir l’occasion d’y goûter un jour!
Bonne nuit, jeunes insectivores dansant!
Terrains inconnus (Partie 3)
November 4th, 2011Je me réveille doucement avec la chaleur du soleil qui flotte au dessus de ma tête.
J’ai faim et je mets mes bottes boueuses pour rejoindre l’arbre au fruit succulent.
Un de ces fruits pend au bout d’une branche juste à ma hauteur. Il est rond et sa surface est d’un doux dégradé de mauve à rose. Je le cueille et prend une énorme bouchée en m’exaltant. Le goût sucré de la barbe à papa qui se mêle à la fraîcheur de la menthe en passant par une note d’agrume envahi mon palet. Mes jambes fourmillent, mes petits yeux du matin s’ouvrent complètement et mon ventre s’agitte. Je sent l’énergie monter rapidement et j’en cueille quelques-uns pour les mettre dans mon sac, ils seront utile pour la montée du Mont Pélatine.
Je ramasse mon équipement et emballe le tout pour recommencer mon excursion là où je l’avais abandonné. Je continue à marcher dans ce bois infini, accompagné d’étranges sons d’animaux surexcités. Le Mont se rapproche au loin mais un voile de brume le rend discret. Tant de végétation inconnue : des sapins rouges qui s’agitent lorsqu’on les touche, des fleurs aux senteurs de chocolat et à l’apparence venimeuse, d’énormes arbres feuillus qui jètent leurs feuilles mortes sur ma tête créant une poudre envahissante quand je les époussette et de nombreuses fougères fraichement écloses qui ont toutes leur propre teinte de vert fluo.
Je vous écris plus tard, je dois recommencer à explorer!
Terrains inconnus (Partie 2)
November 3rd, 2011Je suis sur le bord du précipice et le sommeil attend mon saut. Le craquement du feux éloigne les bêtes sanguinaires et je regarde le ciel dans mon confortable sac de couchage en plumes.
Une petite chose se pose rapidement sur une branche dans mon champ de vision. Se fondant dans la nuit, son pelage doux et frêle reluit à la lumière de la lune. L’animal aux minuscules dents étincellantes se promène nerveusement sur sa branche en quête de quelque chose. Elle s’empare soudainement d’un gros fruit et le dévore en émettant des sons buccaux. Elle se tourne finalement et montre ses ailes de petite chauve-souris affamée. L’odeur de ce fruit parvient à mes narines et exprime ses notes d’orange, de kiwi et de noix de coco. J’ai l’eau à la bouche, mais je dois dormir. Nous verrons demain ce qu’est ce fruit et quelles sont ses propriétés.
Je souhaite à ma nouvelle amie un repos réparateur et je le souhaite à vous aussi, assidûts lecteurs!
Terrains inconnus (Partie 1)
November 2nd, 2011Je marche en trainant avec moi de multiples bruits de chaudrons se cognant entre eux. Mes bottes sont pleines de boue qui ne cesse de s’accumuler et alourdi mes pas. Le son de mon reniflement bruyant dû au froid envahi l’atmosphère ténébreuse. Je commence mon périple à le recherche d’une nouvelle recette.
Des champignons à tête rayée qui émanent des odeurs de sucre sont éparpillés de chaques côtés du sentier épongé d’eau. Une brume cottoneuse noie la forêt et je m’y faufille sans trop savoir ce qu’il y a devant moi. Je suis accompagné par quelques hurlements lointains d’animaux qui semblent se battre.
Le premier ingrédient de cette recette est une plante dont j’ai récemment entendu parlé dans un magazine spécialisé. J’ai besoin de sa fleur qui, une fois dans l’eau, la fait bouillir avec un gaz qu’elle ne crée qu’une fois durant sa courte durée de vie.
Je vous reviens lorsque je réussi à m’en emparer!








