La forgeronne

March 31st, 2012

Non bien loin de ma maison, au travers de la forêt dense, se cache une petite maison en tôle où l’on entend souvent des bruits de pièces de métal se cognants vigoureusement. C’est là où habite Floragette, une vieille amie forgeronne aux cheveux flambés, aux bras fins mais fort et au sourire étincellant.

Je lui ai récemment fait part d’une trouvaille dans les sols mystérieux entourant ma maison : Le Magonium, un métal bien étrange dont je découvre de nouvelles fonctions chaque jours… J’ai demandé à Floragette s’il était possible qu’elle le travaille pour former le nouveaux symbole des inventions Monsieur Eurêka, le Tungstèm.

Mais qui a-t-il de si spécial, ce métal, me direz-vous? Et bien il renferme une substance magnétique que j’ai appelé le Magnétact. Il ne s’agit pas de n’importe lequel magnétisme, ce métal attire les personnes susceptibles de pouvoir vous aider. Par exemple : En portant le métal sur soit durant une recherche approfondie sur les pédoncules de Nimbourg, une personne est venu me voir exactement au moment où j’allais abandonner mes recherches. Cette personne s’avéra être le chercheur Nibolo Nimbourg, la première personne ayant trouver les vertues de ces pédoncules. Après plusieurs essais, j’ai constaté que l’ont doit être complètement focusé sur notre but avant que le Magnétact fasse effet.

Alors pour vous, gens en quête de savoir, nous travaillons présentement à rendre le Magnétact disponible à tout le monde! Nous vous informerons sur le statut de ce projet bientôt!

Voici un aperçu!

La Banana Nanas

March 4th, 2012

L’hiver se fait long, vos horaires se chargent sans cesse et vous voyez le temps s’égrainer tranquillement devant vos yeux cernés?

La Banana Nanas saura vous distraire de ces moments glacials. Ce fruit est une trouvaille que j’ai fais durant un voyage dans le pays de L’Iranie du Sud-Ouest où le climat est chaud, humide et enferme une forte saveur tropicale. Dans ce petit pays situé sur une île cachée d’un kilomètre carré, des habitants loufoques se nourrissent presqu’exclusivement de la Banana Nanas.

N’essayez surtout pas de l’ouvrir n’importe comment, cela ne vous amènera que douleur et désespoir. Ce fruit à besoin de 30 minutes de soleil vif pour enfin se laisser épluché. Ce qui lui permet d’absorber cette lumière solaire et de la délivrer lors de la dégustation. Son enveloppe piquante renferme une chair molle au goût acidulé qui redonne subitement la motivation et le goût soudain de vivre l’instant présent en prônant le calme et la tranquillité d’esprit. Cependant tout n’est pas si magique. Comme tout aliment tropical, il faut pouvoir être prêt à le déguster et les premières tentatives peuvent s’avérées être effroyables.
Son goût peut passer par celui du lait de buffle fermenté à celui d’urine de caméléon nain pour ensuite délivrer sa saveur exquise et fruitée.

La Banana Nanas exige donc un effort personnel avant de dévoiler sa saveur explosive! Quel fruit bien étrange…

La crêpe velue

February 28th, 2012

Les phobies sont mutliples. Elle viennent, partent, restent prises à jamais dans notre ciment intellectuel et parfois elle sont pires que d’autres. Si je dis pire, c’est que certaines suscitent des réactions plus explosives…

Dans mon cas, et il est d’une difficultée extrême de pouvoir en parler, il s’agit de la crêpe velue. Cet insecte long de 70 cm est de nature timide et habite souvent les endroits les plus plats, minces et écrasés qui se trouve sur son chemin. Il ne s’agit surtout pas d’un plat qu’on sert au déjeuner, car s’il en était ainsi, je n’aurais probablement jamais eu cet amour inconditionnel envers les repas matinaux, au contraire, je les trouverais abominables. L’insecte tout jeune est doté d’une épaisse membrane de substance collante qu’on nomme siropé érabios. Cette substance lui reste collée à la pâte (corps) jusqu’à ce qu’un doux pelage de poussières, de mottes de cheveux, de poils corporels virevoletant dans l’air et de quelconques substances pouvant s’y coller aisément forment un duvet uniforme et épais le couvrant au grand complet. La crêpe velue peut alors circuler par ondulation corporelle en glissant sur n’importe qu’elle surface. Cette méthode est certes un intéressant sujet de biologie pour les scientifiques, mais je devrais m’absenter lors des sessions d’examination de cet abominable insecte plat.

Cette description peut paraître bien belle, mais faites attention. La crêpe peut se glisser sous les tapis, dans vos bas, vos serviettes de douches, votre panier à linge et dans les poches de n’importe quels vêtements dotés de celles-ci.  Elle glisse discrêtement en créant des mouvements sacadés d’ondulations comme une raie circulant librement dans l’océan. Il se peut que vous sentiez ce mouvement dans votre poche, sous votre pied, ou même d’être réveillé par le claquement de ce divin insecte sur votre plancher, tentant de monter dans votre lit pour se glisser sous votre corps bien chaud. Mais encore, vous n’aurez pas eu l’occasion de mettre le pied sur une jeune crêpe gluante. Elle, s’écraserais sous votre pied et s’enfuirais rapidement en laissant sont sirop d’odeur de putréfaction sur votre pied. Les crêpes ne meurent malheureusement pas sous la pression d’un humain. Il faut les cuire.

Alors quand vous verrez une petite araignée bien gentille galopper sur votre plancher et que la phobie s’emparera de votre âme, ayez une pensée pour la crêpe silencieuse qui se glisse partout emmenant avec elle toutes sortes de cotons humains et inconnus collés sur son corps mou. Pensez aussi que pour l’éliminer, il faut la cuire et attendre quelques minutes en la voyant se débattre dans votre poêlon que vous allez sûrement jetter avec dégout à la poubelle…

C’est là que le mot phobie prend tout sont sens.

Nouvelles inventions?

February 21st, 2012

La lab est toujours bouillonant. Je travaille fort sur de nouvelles inventions pour ce printemps, 2 ou même 3 inventions verront le jour ainsi qu’un évènement spécial et une petite surprise.

D’ici ce temps, on peut encore s’inscrire au F.I.O.L.E qui verra le jour sous peu!

Les aiguilles jaunes

February 20th, 2012

Il y a des moments où l’on mange pour rien. Le temps est arrêté et nous sommes seul assis sur une chaise, couché sur un lit sans émotions, sans buts et sans passé. Au moment précis où je pense à m’endormir, les aiguilles chantes, cachées dans mon coffre de vieux bois rouge foncé. Leur chant rapelle le tintement d’une clochette ou d’une note aigüe sur un xylophone, et peut-être même la combinaison des deux.

Une boîte attendait sur mon balcon, étampée de nombreux symboles étrangés. Les aiguilles y étaient doucement camouflées dans de la paille et leur scintillement avertissait leur présence. Mais à ce moment, aucuns sons n’en sortait et j’était trop occupé pour leur porter quelconque attention. La boîte fût rangée dans un coin sombre du sous-sol de ma vieille maison.

Lors d’un après-midi pluvieux dont je devais profiter pour m’inspirer auprès d’une exposition d’un chercheur sur les libellules des marais en haute altitude, je fût contraint de rester à ma demeure pour cause de disparition soudaine d’entomologiste mystérieux. J’appris donc aussi que j’allais rester seul chez moi dépourvu d’idées d’activités pour le reste de la journée. Le chant commença alors tout doucement et après quelques minutes de cache-cache afin de trouver d’où venait le son féérique, j’ouvrit le coffre et découvrit les aiguilles à trictoter, jaunes et brillantes, bien placées confortablement dans la paille. Jumelée aux aiguilles, se trouvait une pelotte de laine grise où était mêlées de discrètes fibres dorées. Il n’y a pas plus ennuyeux pour moi que de tricoter, je vous le garanti, excepté pour cette journée particulière. Je pris les deux aiguilles ensoleillées ainsi que la pelotte et le son de clochettes s’emplifia, les deux aguilles guidait mes mains et la pelotte maigrissait. Je tricotait des partitions. Comme on gratte la guitare durant un moment flottant, je tricotais des mailles de notes et y prenait goût.

Après quelques heures de mélodies entraînantes, je laissa de côté mes instruments qui seront toujours là prèts à m’accompagner dans des silencieux moments de pauses en quatre temps.

Les cactus d’outre-tombe

February 15th, 2012

J’ai récemment fait la découverte bien surprenante d’une plante rare poussant dans mon jardin sec et endoloris par le manque flagrant de mes soins. Le cactus d’outre-tombe, avec ses épines sombres et son corps flétri, asphixié et plissé comme une vieille momie, semble à première vue mort depuis bien longtemps. Son aspect chaussette perdue le rend, certes, repoussant, mais cette caractérisque ne lui enlève aucunes qualités pour la concoction de potions et d’élixirs de toutes sortes.

Il est possible, en l’infusant, d’utiliser le cactus pour rajeunir le corps, qu’il soit mort ou vivant. Pourquoi rajeunir un corps mort? Qui dit rajeunir un mort dit, résurrection. Mais tout a un prix. Et si ce prix m’avait été annoncé avant l’utilisation (peu documentée) de cette plante étrange, je n’aurais sûrement pas eu l’occasion d’utiliser cette tisane morbide sur le dalmatien anciennement décédé d’un voisin attristé. L’affectuosité d’un animal de compagnie est fort agréable, excepté lorsqu’un pelage épineux vous traverse subitement  la peau au moment où il vous saute joyeusement dans les bras…

Concoctions & Chaudrons

February 4th, 2012


Bulles, boullionnement, explosions colorées et odeurs qui vous donnent la nausée, bientôt vous saurez comment tout bien mélanger.

Mon Noël à Nord (Finale)

January 16th, 2012

Après de nombreuses heures de recherches, de croquis, et de lecture, l’idée que j’avais depuis le début fût la bonne. Il faut l’utiliser. Il est fort, agile, endurant, et démontre une vitesse de vol incomparable. Le Chiroptocius où communément appelé “Le démon de l’air” est le seul qui peut remplir les fonctions démandées par Léo. Cette énorme bête aussi grosse qu’un cheval, est un rongueur sanguinaire doté d’une pair d’aile pouvant atteindre 5 mètres chaques. Elle à un visage plissé et des yeux rouge sous ses deux oreilles pointues plus larges que sa tête. Ses pattes situées aux extrémitées des ailes sont équipées de longues griffes affilées servant à chasser son animal favoris: le vautour. Le Chiroptocius est un monstre volant et rapide qui peut voler pendant des jours sans s’arrêter. Il y a cependant un petit problème, il doit se nourrir, et d’une nourriture spécialement dégoutante, je dirais même horrible. Le Chirptocius doit s’abreuver de six litres de sang de vautour à chaque jour. Il faut donc remedier à cette gourmandise sanguinaire et apporter une solution au plus vite.

J’ai donc fait part de mon idée à Léo qui sembla réticent à première vue mais qui fût intrigué et ensuite enjoué à l’idée d’en chevaucher un. Il me faut alors en trouver un et cela tombe bien car nous sommes à l’endroit exact où il se trouve le plus grand nombre de Chiroptocius, mais avant tout, je dois trouver de la nourriture, où plutôt, crée une solution chimique pour reproduire ce sang qui me donne des nausées juste à y penser. Notez que j’ai exclu toutes tentatives de récupérer ce sang auprès de nos amis les vautours.

Bouillonement, vapeurs nauséabondes, ingrédients mystérieux et liquides désastreux, je parvient après quelques tentatives, à trouver la solution du sang parfait. Amenant avec moi quelques gourdes remplies de ce faux sang odorant, je pars vers les grottes de Chiropté, seul, avec l’engin de Léo qui m’y amène en un temps record. Je réussis à attirer un des ces spécimens (étrangement plus gros que la norme) vers l’extérieur de la grotte en déversant une quantité de faux sang sur le sol. D’un bruit rapide, le Chiroptocius qui s’avance doucement vers sa nourriture est enfermé dans mon énorme filet que je traîne jusqu’à la maison de Léo. Notez que le spécimen ne fût aucunement violenté durant cette excursion et que le filet étant matelassé, contenait un grand abreuvoir remplis de ce faux sang dont le Chiroptocius s’est régalé.

Rendu au repère, Léo m’attend, impatient d’apprivoiser cette bête volante. Il a une expérience supérieure avec les bêtes étranges et est habitué à les apprivoiser. Cela lui prendra quelques minutes pour rencontrer l’animal et crée un lien de respect avec lui. En lui donnant une selle que j’ai construit auparavant, pensant un jour devoir chevaucher cette bête, je détache le filet et laisse à Léo une quantité presque infinie de faux sang pour le nourrir. Il ne suffit que de quelques minutes à Léo pour s’installer sur Chipopo, (le nom qu’il donna au Chiroptocius) d’attacher sa grosse poche remplis d’instruments et d’objets dont j’ignore l’identité, et ensuite, de s’envoler tranquillement dans le ciel pour son aventure autour du monde. Me laissant seul, mais fier d’avoir trouver la solution à son excursion, je retourne auprès de l’avion avec Louis, trimballant avec moi mes bagages et un échantillon de faux sang qui me serait peut-être utile un jour…

Cela me fait drôlement penser à une histoire qu’on raconte aux enfants lors des premières neiges, mettant en scène un gros homme jouflu parcourant le monde… sans Chiroptocius malheureusement.

Mon Noël à Nord (Partie 2)

January 12th, 2012

L’avion continue de s’incliner, et Louis, incapable de le redresser, me regarde avec ses yeux maintenant rendus vides de tout espoir. Mais moi, je vois ce qui se trouve sur l’aile. Brisant la cacophonie de l’avion en détresse, un hurlement grave se fait entendre. C’est Léo qui se trouve dehors et débarque de ce qu’on peut croire être un avion de petite taille, sans aucuns doutes construit de ses fortes et imposantes mains. Il s’avance à tâtons vers le moteur de l’aile et sort des ouils d’une grande poche qui semble être faite de peau d’animal inconnu. Après quelques secondes de réparation, le moteur recommence à tourner et Léo s’en retourne dans son petit avion en criant à nouveau quelques chose d’incompréhensible qui veux sûrement dire, à tantôt.

Après cet épisode paniquant, Louis réussit à faire atterir l’avion convenablement et Léo nous accueille sur la piste pour porter nos bagages sur une voiture qui semble elle aussi être faite à la main. Essouflé par le manque d’espace dans la petite voiture, nous somme finalement rendu. La maison de Léo est comme dans mes souvenirs, mais avec quelques ajouts additionels distribués un peu partout pour allonger certaines pièces et agrandir un balcon donnant sur une vue magnifique de la jungle de Nord.

C’est là que j’entre finalement en jeu. Léo a besoin de mon expertise et je m’y met dès que notre déjeuner se termine.

Cette année Léo à besoin d’un moyen encore plus rapide pour voyager, et cela tombe bien car j’ai récemment découvert un moyen de transport efficace, difficile d’entretien, mais efficace.

Vous le saurez dans la prochaine et dernière partie de mon noël à Nord!

Mon Noël à Nord

January 10th, 2012

Chaque année, il y a un moment spécial où je pars pendant quelques temps. Pour vous, ce sont les vacances de Noël, pour moi, un pélerinage excitant et non sans dangers. Je reviens de cette aventure et après quelques jours de repos, de tisane miraculeuse aux baies de Dormine* et de ménage interminable dans mes trouvailles, je peux finalement l’écrire ici.

Dès que les flocons commencent à flotter sous le vent glacial et lumineux de la saison du froid, je commence mes préparatifs pour un voyage vers le pays de Nord. Nord est un pays composé en grande partie de forêts tropicales colorés, d’humidité étouffante qui se faufile dans vos bottes, sous votre chapeau et autour des poils de votre barbe et un pays qui abrite un ami de longue date qui y séjourne depuis des siècles : Léo Renpe. Je m’y déplace pour lui venir en aide dans son projet annuel de vol autour du monde. Ce dodu personnage aux favoris exhubérants est un passioné de l’aviation et est doté d’une curiosité gourmande concernant les peuples et leur traditions. Il m’a d’ailleurs ramené plusieurs spécimens rares de plantes et d’animaux de ces pays étranges qu’il à découvert.

Je pars donc à sa rencontre en prenant l’avion raccomodée de mon ami Louis qui en est le pilote. Durant le voyage qui me semble éternel, nous fesont quelques arrêts et nous sentons maintenant la chaleur puissante de Nord à travers le hublot de l’avion. Quelques bruits inhabituels font leur apparition dans le moteur et subitement l’hélice crache de petites flammes. Lorsque que mon état de panique commence à prendre forme, le morceau de feraille s’arrête soudainement. Louis, grosses goutelettes de sueur au front, utilise ses technique de planage un peu désuètes pour se diriger vers la piste d’atterissage. Nous somme brusquement interrompus dans notre concentration par un coup sec sur l’aile qui nous fait bondir et fait pencher l’appareil vers la droite, comme si quelque chose de lourd nous empêche de relever l’avion…

Une surprise fort réconfortante attire instantanément mon attention vers le hublot montrant l’aile droite…

Surprise qui vous sera racontée demain, car toute cette action m’épuise le cerveau…!

*La Dormine est une fleur à grosse pétales bleutées et produit des fruits en grappe qui ont un effet hilarant ou endormant selon la température de l’eau dans laquelle ils sont infusés.

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