Mon Noël à Nord (Finale)

January 16th, 2012

Après de nombreuses heures de recherches, de croquis, et de lecture, l’idée que j’avais depuis le début fût la bonne. Il faut l’utiliser. Il est fort, agile, endurant, et démontre une vitesse de vol incomparable. Le Chiroptocius où communément appelé “Le démon de l’air” est le seul qui peut remplir les fonctions démandées par Léo. Cette énorme bête aussi grosse qu’un cheval, est un rongueur sanguinaire doté d’une pair d’aile pouvant atteindre 5 mètres chaques. Elle à un visage plissé et des yeux rouge sous ses deux oreilles pointues plus larges que sa tête. Ses pattes situées aux extrémitées des ailes sont équipées de longues griffes affilées servant à chasser son animal favoris: le vautour. Le Chiroptocius est un monstre volant et rapide qui peut voler pendant des jours sans s’arrêter. Il y a cependant un petit problème, il doit se nourrir, et d’une nourriture spécialement dégoutante, je dirais même horrible. Le Chirptocius doit s’abreuver de six litres de sang de vautour à chaque jour. Il faut donc remedier à cette gourmandise sanguinaire et apporter une solution au plus vite.

J’ai donc fait part de mon idée à Léo qui sembla réticent à première vue mais qui fût intrigué et ensuite enjoué à l’idée d’en chevaucher un. Il me faut alors en trouver un et cela tombe bien car nous sommes à l’endroit exact où il se trouve le plus grand nombre de Chiroptocius, mais avant tout, je dois trouver de la nourriture, où plutôt, crée une solution chimique pour reproduire ce sang qui me donne des nausées juste à y penser. Notez que j’ai exclu toutes tentatives de récupérer ce sang auprès de nos amis les vautours.

Bouillonement, vapeurs nauséabondes, ingrédients mystérieux et liquides désastreux, je parvient après quelques tentatives, à trouver la solution du sang parfait. Amenant avec moi quelques gourdes remplies de ce faux sang odorant, je pars vers les grottes de Chiropté, seul, avec l’engin de Léo qui m’y amène en un temps record. Je réussis à attirer un des ces spécimens (étrangement plus gros que la norme) vers l’extérieur de la grotte en déversant une quantité de faux sang sur le sol. D’un bruit rapide, le Chiroptocius qui s’avance doucement vers sa nourriture est enfermé dans mon énorme filet que je traîne jusqu’à la maison de Léo. Notez que le spécimen ne fût aucunement violenté durant cette excursion et que le filet étant matelassé, contenait un grand abreuvoir remplis de ce faux sang dont le Chiroptocius s’est régalé.

Rendu au repère, Léo m’attend, impatient d’apprivoiser cette bête volante. Il a une expérience supérieure avec les bêtes étranges et est habitué à les apprivoiser. Cela lui prendra quelques minutes pour rencontrer l’animal et crée un lien de respect avec lui. En lui donnant une selle que j’ai construit auparavant, pensant un jour devoir chevaucher cette bête, je détache le filet et laisse à Léo une quantité presque infinie de faux sang pour le nourrir. Il ne suffit que de quelques minutes à Léo pour s’installer sur Chipopo, (le nom qu’il donna au Chiroptocius) d’attacher sa grosse poche remplis d’instruments et d’objets dont j’ignore l’identité, et ensuite, de s’envoler tranquillement dans le ciel pour son aventure autour du monde. Me laissant seul, mais fier d’avoir trouver la solution à son excursion, je retourne auprès de l’avion avec Louis, trimballant avec moi mes bagages et un échantillon de faux sang qui me serait peut-être utile un jour…

Cela me fait drôlement penser à une histoire qu’on raconte aux enfants lors des premières neiges, mettant en scène un gros homme jouflu parcourant le monde… sans Chiroptocius malheureusement.

Mon Noël à Nord (Partie 2)

January 12th, 2012

L’avion continue de s’incliner, et Louis, incapable de le redresser, me regarde avec ses yeux maintenant rendus vides de tout espoir. Mais moi, je vois ce qui se trouve sur l’aile. Brisant la cacophonie de l’avion en détresse, un hurlement grave se fait entendre. C’est Léo qui se trouve dehors et débarque de ce qu’on peut croire être un avion de petite taille, sans aucuns doutes construit de ses fortes et imposantes mains. Il s’avance à tâtons vers le moteur de l’aile et sort des ouils d’une grande poche qui semble être faite de peau d’animal inconnu. Après quelques secondes de réparation, le moteur recommence à tourner et Léo s’en retourne dans son petit avion en criant à nouveau quelques chose d’incompréhensible qui veux sûrement dire, à tantôt.

Après cet épisode paniquant, Louis réussit à faire atterir l’avion convenablement et Léo nous accueille sur la piste pour porter nos bagages sur une voiture qui semble elle aussi être faite à la main. Essouflé par le manque d’espace dans la petite voiture, nous somme finalement rendu. La maison de Léo est comme dans mes souvenirs, mais avec quelques ajouts additionels distribués un peu partout pour allonger certaines pièces et agrandir un balcon donnant sur une vue magnifique de la jungle de Nord.

C’est là que j’entre finalement en jeu. Léo a besoin de mon expertise et je m’y met dès que notre déjeuner se termine.

Cette année Léo à besoin d’un moyen encore plus rapide pour voyager, et cela tombe bien car j’ai récemment découvert un moyen de transport efficace, difficile d’entretien, mais efficace.

Vous le saurez dans la prochaine et dernière partie de mon noël à Nord!

Mon Noël à Nord

January 10th, 2012

Chaque année, il y a un moment spécial où je pars pendant quelques temps. Pour vous, ce sont les vacances de Noël, pour moi, un pélerinage excitant et non sans dangers. Je reviens de cette aventure et après quelques jours de repos, de tisane miraculeuse aux baies de Dormine* et de ménage interminable dans mes trouvailles, je peux finalement l’écrire ici.

Dès que les flocons commencent à flotter sous le vent glacial et lumineux de la saison du froid, je commence mes préparatifs pour un voyage vers le pays de Nord. Nord est un pays composé en grande partie de forêts tropicales colorés, d’humidité étouffante qui se faufile dans vos bottes, sous votre chapeau et autour des poils de votre barbe et un pays qui abrite un ami de longue date qui y séjourne depuis des siècles : Léo Renpe. Je m’y déplace pour lui venir en aide dans son projet annuel de vol autour du monde. Ce dodu personnage aux favoris exhubérants est un passioné de l’aviation et est doté d’une curiosité gourmande concernant les peuples et leur traditions. Il m’a d’ailleurs ramené plusieurs spécimens rares de plantes et d’animaux de ces pays étranges qu’il à découvert.

Je pars donc à sa rencontre en prenant l’avion raccomodée de mon ami Louis qui en est le pilote. Durant le voyage qui me semble éternel, nous fesont quelques arrêts et nous sentons maintenant la chaleur puissante de Nord à travers le hublot de l’avion. Quelques bruits inhabituels font leur apparition dans le moteur et subitement l’hélice crache de petites flammes. Lorsque que mon état de panique commence à prendre forme, le morceau de feraille s’arrête soudainement. Louis, grosses goutelettes de sueur au front, utilise ses technique de planage un peu désuètes pour se diriger vers la piste d’atterissage. Nous somme brusquement interrompus dans notre concentration par un coup sec sur l’aile qui nous fait bondir et fait pencher l’appareil vers la droite, comme si quelque chose de lourd nous empêche de relever l’avion…

Une surprise fort réconfortante attire instantanément mon attention vers le hublot montrant l’aile droite…

Surprise qui vous sera racontée demain, car toute cette action m’épuise le cerveau…!

*La Dormine est une fleur à grosse pétales bleutées et produit des fruits en grappe qui ont un effet hilarant ou endormant selon la température de l’eau dans laquelle ils sont infusés.

La cire du fameux chaudron.

December 19th, 2011

Comme vous le savez, et aussi pour ceux qui ne le savent pas, le F.I.O.L.E est maintenant ouvert aux inscriptions! Pour que vos formulaires soient envoyés, vous devez faire bouillir un chaudron qui contient une cire spéciale servant à sceller les enveloppes.

Vous pouvez d’ailleurs voir le statut du bouillonnement ici :

http://www.monsieureureka.com/en/index.php?page=fiole
http://www.monsieureureka.com/fr/index.php?page=fiole 

Cette cire vient d’un pélerinage effectué il y a quelques années dans la forêt des Cents-Pattes. En travaillant sur des recherches au sujet de la faune et la flore de cet endroit inconnu, j’y ai découvert une nouvelle espèce d’insecte totalement étrangère à notre monde.

Ayant quelques qualités de l’abeille et un attribut intéressant de la luciole, cet insecte ne produit pas de miel, mais bien de la cire, et cette cire absorbe la lumière du jour pour ensuite nous la ressortir la nuit. Je l’ai nommée: la Lubeille. Cet insecte volant s’apparentant à notre reine du miel, est moitié plus petit qu’un bourdon et a un abdomen de la forme d’un ballon de football qui domine la moitié de son corps entièrement blanc. Un blanc opaque, pur et lumineux qui rafraîchit l’âme.

En observant cet insecte unique lors de mon expédition, je décidai de le suivre jusqu’à sont repère et fût surpris de voir de quel type il était. Une énorme ruche lumineuse éclairant le noir glacial de la forêt juchée sur le bout d’une branche courbée par sa pesanteur. À des fins strictement scientifiques, j’introduisis mon bras à l’intérieur pour en sortir son contenu afin de l’analyser. Une autre surpise m’aveugla. Le système de défense de la Lubeille n’était pas un dard venimeux comme celui de l’abeille, mais bien une insupportable lumière blanche sur son abdomen créant une absence de vision temporaire à quiconque ose s’y attaquer (Note à moi-même : m’équiper de verres fumées lors de la prochaine cuillette). J’amena alors mon échantillon de ce qui ressemblait à des alvéoles de cires d’abeille dépourvues de succulent miel doré à mon labo et y découvris ses propriétés. La cire m’éclaira toute la nuit, comme une veilleuse qui vous réconforte dans l’obscurité.

Je vous partage alors cette cire sur les enveloppes du F.I.O.L.E et vous pourrez remarquer ses curieux attributs. Inscrivez-vous maintenant car une date de fermeture des inscriptions vous sera annoncée bientôt!

Le F.I.O.L.E / F.L.A.S.K

December 15th, 2011

Depuis quelques temps chez Monsieur Eurêka, il se passe bien des choses…fantastiques, étranges, et nouvelles.

Le nouveau module du site arrive très bientôt et nous remercions ceux qui ce sont inscrits à la ‘newsletter’ pour en être informés. Pour cette nouveauté, nous voulons nous assurer de la qualité et de l’efficacité de ce nouveau concept et tenons à ce qu’il soit parfait pour vous. Dans quelques temps, une révolution dans le monde des inventions arrivera et vous en ferez parti. Je ne vous en dit pas plus à ce sujet et vous assure que vous aurez les informations nécéssaires bientôt. Pour ceux qui ne sont pas encore inscrits, faites-le maintenant si vous voulez être au courant de ce qui se passe! Une lettre à déjà été envoyée à ceux qui sont dans la liste!

Pour ce qui est de mes voyages et des anecdotes au lab, il n’y a rien de nouveau en raison de mon obsession pour les moindres détails de cette nouvelle vision que Monsieur Eurêka amène à sa boutique.

Merci de venir fouiner régulièrement sur le site pour être au courant des changements, nous l’apprécions et feront tout pour livrer la marchandise le plus tôt possible!

Travail en cours

November 20th, 2011

Je suis entrain de travailler sur de nombreux nouveaux projets, ce qui explique l’absence d’écriture ici depuis quelques jours! Je vous reviens avec des petits aperçus bientôt!

La Pestilus Bouillonea

November 15th, 2011

Ange des jardins terrifiants
Reine des corolles les plus monarchiques
La Pestilus gouverne de son rouge saignant
Percant l’ombre d’un rayon toxique

Cruellement préservée par nombre de créatures
Elle ne se laisse prendre qu’une fois tout les ans
Si toutefois vous possédez une redoutable armure
Vous parviendrai à l’arracher de ses gardes repoussants

Que faire avec cette flamboyante découverte ?
Si ce n’est que pour l’admirer jusqu’à ce qu’elle soit une perte
Glissez-la doucement dans l’eau d’un chaudron bien lavé
Et d’un bruit gazeux elle vous la fera bouillonner

La Pestilus est plus rare que le feu
Mais pour mon expérience inhabituelle
Ses propriétés bouillonantes feront à merveille
Même si elle réveille mes voisins de la forêt d’un son hideux

Le Marcheur de Pélatine

November 14th, 2011

Je me réveille d’une nuit mouvementée et surchargée de réflexions sur le sujet de ce monstre gris.

J’appelle un vieil ami expert en créatures géantes* et je lui demande de venir faire une petite enquête à ce sujet. Une fois arrivé, il me dit que cette créature est un Marcheur de Pélatine. C’est une race qui existe seulement dans la région du mont Pélatine et c’est bien normal qu’il ai été curieux à ce point. Ils sont attiré par l’odeur de la Pestilus Bouillonea. Elle propage une forte odeur de sardine qui se mêle à celle d’un oeuf pourris remplis de larves visqueuses et les Marcheurs adorent cette odeur endiablée. C’est pourquoi il la suivi jusqu’à chez moi. Ils sont inoffensifs et seulement obsédé par cette fleur. Il me conseil donc d’enfermer la fleur dans un bocal et de ne jamais laisser l’odeur se répendre.

Une fois Normien parti, je me remet à mes activités et je fini un plan pour un nouvel objet que je vous présenterai bientôt!

*Normien Deslartes, un chercheur sur les créatures géantes et co-auteur du guide des créatures gigantesques, devint un ami proche lorsque je l’aida à concevoir une machine juchée sur une haute branche d’un arbre énorme. On pouvait s’asseoir et se diriger au dessus des créatures se promenant tout près et recueillir des échantillons de celle-ci, comme des cheveux ou de écailles de peau morte par exemple.

Le Mont Pélatine

November 12th, 2011

Un sommet qui fait reculer votre motivation en traçant ses chemins de plus en plus longs.

Une montagne gardant des richesses impossibles utilisant bêtes démoniaques dont vous êtes la cible.

Une destination innateignable sauf pour rêveurs voulant atteindre l’inconcevable.

Des nuits mystérieuses dont vous êtes prisonnier jusqu’au couché d’une lune mieleuse.

Tel est le Mont Pélatine, maître de monstres aux dents platine, chef des tribus de feuillus chantonnant de longues comptines, commandant d’ordres de gobelins aux allures de gélatine et garde de joyaux attirant nombre de fouines!

Arrivée à La grotte

November 12th, 2011

Après une journée de marche intense, tant pour mes muscles que pour mon impatience fulgurante, j’arrive enfin devant le repère et sent mon coeur se nouer fortement.

Un énorme bête grisâtre à la peau de cuir garde l’entrée de mon repère. Ses petits yeux noirs sans émotions regardent partout en même temps et sa bouche innondée d’écume jaune émet des sons de ventilation défectueuse se frayant un chemin aux travers de ses longues et fines dents accérées. Je suis figé et mon corps engourdis commence à suer lentement. J’ai le vertige en regardant le gigantesque monstre cuirassé se tourner vers moi. Il m’aperçoit et je déchiffre une forme d’interrogation dans son visage trapu avant qu’il se dirige plus rapidement vers moi. Je dois réagir vite avant qu’il m’atteigne. Je me tourne et active mes jambes plus vite qu’elle ne me répondent en courant de toute mes forces vers la trappe à l’arrière du repère qui mène à un passage vers La grotte. J’ai tout juste le temps d’ouvrir et de fermer la trappe avant que la bête piétine le sol au dessus de ma tête.

Je n’y voit rien dans ce trou et je dois me diriger vers le tunnel qui mène à La grotte. J’allume une allumette que je sors de mes poche et avance vers le tunnel en entendant les pas lourds de cette bête qui s’est sûrement perdue, ou pire encore, placée là par pure volonté.

J’arrive à La grotte, et je viens de m’aperçevoir que la chauve-souris ne me suit plus. Il fait froid, je sent mon coeur pomper et je suis encore sous l’effet de panique. Je veux savoir quelle est cette créature et j’empoigne rapidement le livre intitulé ‘Le guide des créatures gigantesques’. Selon sa forme phyisique, sa couleur et ses traits de visage, il viendrait des montagnes où je me suis aventuré ces dernier jours. Mais que fait-il là à vouloir ma peau?

Je dépose tout mon matériel, enferme les ingrédients dans des pots de vitre hermétiques et me couche dans mon hamac douillet. En réfléchissant à cette situation, je m’endors.

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